Les Chroniques de l’Histoire

L’Histoire pour Tous

Zone de Texte: Histoire des Cathares

Les legs de l’Inquisition

 

«Antichrétienne, cette hérésie se dressait non pas pour réformer l’Eglise du Christ, mais pour l’abattre… Antisociale, elle niait annihilait toute société… Si une société de parfaits avait été réalisable, elle se fût instantanément éteinte par le suicide rituel et la virginité totale… L’indifférence radicale à tout ce qui est de la terre aboutissait à nier tout principe de morale, à abandonner l’être humain à ses passions incontrôlées... » Cet anathème caricaturant l’hérésie cathare n’émane pas d’un inquisiteur du XIVe siècle. Il a été fulminé en 1952 par l’éminent historien Daniel-Rops dans son « Eglise de la cathédrale et de la croisade ».

Il est un peu simpliste de taxer sans appel le catharisme d’antichristianisme. Il n’est pas sérieux d’exécuter l’hérésie en affirmant qu’ « une société de parfaits se fût instantanément éteinte », ce qui reviendrait à condamner le catholicisme en invoquant l’impossible survie d’une société de prêtres.  

On peut admettre que l’Eglise triomphante, forte de la certitude profonde de détenir l’unique vérité, pilier de l’organisation politique et spirituelle de l’Occident ait levé le glaive contre une hérésie qu’elle n’avait pu vaincre par la croix, qui niait tout son enseignement et rejetait les sacrements, qui la qualifiait d’ « épouse du diable », de « mère des abominations », et dont le succès eût conduit à sa disparition en Occitanie et menacé l’unité chrétienne. Ce qui heurte, c’est l’acharnement des évêques, c’est la transformation de la « guerre sainte » en conquête, comme en pays d’Islam

Hors des considérations morales et humanitaires, il reste que la tourmente née de la prédication pacifique de quelques centaines de Bons Hommes entre Toulouse et Béziers a débouché sur un événement dont il est inutile de souligner l’importance éclatante dans la formation et dans la grandeur de notre pays : l’annexion du Languedoc au royaume de France. Mais la croisade, dit-on communément, n’a probablement fait que forcer le destin. Les Etats du comte de Toulouse seraient tombés un jour ou l’autre dans la corbeille capétienne. C’est probable. On peut d’autant plus déplorer les circonstances tragiques de leur francisation.

 

 

 

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